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eQuotidiens : la « Une » perd de sa superbe

eBookUneDans le monde du papier, la « Une » est sans conteste la page la plus lue d’un quotidien. Car on peut la voir directement sur des présentoirs dans une librairie, via une affiche dans la rue ou même parfois à la télévision. Mais dans le monde du numérique, la « Une » de ces eQuotidiens devient une page comme une autre.

Pourquoi ? Car elle apparaît souvent en miniature – les caractères étant alors illisibles – et il est pratiquement toujours nécessaire de cliquer dessus pour l’afficher en (quasi) plein écran. Et cela est encore pire pour la « quatrième de couverture », inaccessible gratuitement en version numérique alors qu’il suffit de retourner un quotidien dans n’importe quelle librairie pour la consulter.

Bref, les eQuotidiens vont bouleverser les habitudes de lecture de la presse traditionnelle, que ce soit au niveau de la mise en page ou au niveau des publicités. Car si la « Une » est l’une des pages qui coûte le plus cher pour un annonceur « papier », ce dernier est en droit d’attendre plus de la presse en version numérique. Alors quelles sont les pages les plus lues d’un eQuotidien ? Étude.

Les eQuotidiens dans le collimateur des annonceurs

Il est très difficile de répondre à cette question tant les principaux éditeurs de quotidiens préfèrent garder ce type de données secrètes. Ils ont déjà assez de mal à rentabiliser leur version « papier », ce n’est visiblement pas le moment de les déranger avec des versions numérisées accessibles aujourd’hui sur Internet (via PressDisplay ou Relay.com par exemple) et demain sur les livres électroniques (PressDisplay rend d’ailleurs déjà compatible son offre avec les livrels d’iRex).

La plupart des éditeurs misent plutôt sur des versions payantes de leurs contenus « papier » accessibles sur le web pour retrouver un modèle économique classique d’abonnement allié à une rémunération par de la publicité de type « bannière ». C’est ce que va proposer Le Figaro en lançant Wansquare ou Les Echos en lançant Le Crible. Mais revenons-en aux eQuotidiens, à savoir les quotidiens numérisés page par page et lisibles depuis le net, des mobiles ou des livrels. En gardant les habitudes de lecture d’un quotidien traditionnel.

Les contenus les plus populaires ne sont pas situés en « Une »

Et d’après une étude de PressDisplay, les résultats sont étonnants : si l’on analyse le temps passé par un internaute à lire les pages d’un eQuotidien, l’exemple étant ici le New York Post, la « Une » n’est plus la page la plus lue. Seules certaines zones de la « Une » sont très regardées (les parties en rouge sur les images ci-dessous) alors que d’autres pages sont lues avec beaucoup plus d’attention.

En partant du principe que la « Une » a un indice de lecture de 100%, contre déjà seulement 80% pour les pages 2 et 3, les contenus les plus populaires restent l’édito, les bandes dessinées et les jeux. Résultat : les pages les plus lues du « eNew York Post » sont les pages 10 et 11 avec un indice de lecture de près de 120%. De quoi parlent-elles ? des « Scoops » du quotidien.

Etude PressDisplay Etude PressDisplay

Les pages les plus lues du New York Post / Pages 10 et 11 très populaires

Et c’est une donnée cruciale pour un annonceur qui recherche deux choses : savoir combien de personnes vont voir sa publicité et combien de temps ils vont passer à lire la page dans laquelle elle est placée. Pour prendre un second exemple, celui de la lecture de « eWashington Post », si la première page est très lue (indice de 100% – image ci-dessous), les 2 pages suivantes sont très peu populaires avec un indice de lecture de seulement 20% ! De quoi démotiver les annonceurs ? Non, de quoi mieux cibler les annonces. Ou tout du moins de les adapter en passant du papier au ePaper.

Etude PressDisplay Etude PressDisplay

Certaines parties de la « Une » du Washington Post sont plus lues que d’autres / Pages 2 et 3

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